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L'effet Zeigarnik


On a tous déjà eu une to-do list qui s’allonge plus vite qu’on ne la vide, un sentiment d’être débordé et l’impression d’avoir passé la journée à courir après quelque chose sans jamais le rattraper. Et bien d’après la science, ce n’est pas de notre faute…


Dans les années 1920, la psychologue soviétique Bluma Zeigarnik mène une expérience toute simple. Elle demande à des volontaires de réaliser certaines tâches jusqu’au bout et d’en commencer d’autres sans possibilité de les terminer. En fin de journée, elle leur demande de quoi ils se souviennent.


Le résultat est flagrant. Les participants se rappellent presque deux fois plus les tâches inachevées que celles entièrement accomplies. Bluma Zeigarnik appelle cela l’effet Zeigarnik. Pas très original mais cohérent…


Notre cerveau zappe assez vite de ce qui est fini et s’acharne à ruminer ce qu’il reste à faire. C’est pour cela qu’on a souvent l’impression de n’avoir rien fait et d’avoir encore une montagne à gravir…


Heureusement, il existe deux parades simples. On peut tenir une « did-list », la liste de tout ce qu’on a vraiment fait, histoire de visualiser ses victoires. Ou bien créer des « to-do lists » quotidiennes composées uniquement de tâches réalisables dans la journée, en découpant les gros projets en petites étapes.

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