Le pouvoir magique des câlins

Depuis l’épidémie de Covid, on pourrait croire que la santé passe par la distanciation sociale. Pourtant, s’il est bien un geste qu’il ne faut pas sous-estimer, c’est le câlin. Ce simple contact a parfois des effets aussi puissants qu’un traitement de fond.
Faire un câlin déclenche la production d’ocytocine, de dopamine et d’endorphine, surnommées les hormones du bonheur et de l’attachement. Ces molécules produites par le cerveau favorisent le bien-être, la confiance en soi et le sentiment de sécurité. En parallèle, le taux de cortisol chute, réduisant la tension artérielle et favorisant un état de détente profonde.
Le chercheur américain Sheldon Cohen, de l’université de Pittsburgh, a même montré que les câlins stimulent le système immunitaire et rendent plus résistants aux infections. Selon lui, 5 à 10 minutes de câlins par jour suffiraient pour renforcer nos défenses naturelles.
Ce besoin de contact serait présent dès le plus jeune âge. Une étude de l’université de Colombie-Britannique publiée en 2013 a révélé que les nourrissons les plus câlinés développent un meilleur système immunitaire et supportent mieux le stress.
Bref, les câlins ne guérissent pas tout, mais ils font beaucoup de bien. Et contrairement aux antidépresseurs, il est impossible d’en faire une overdose…


