L'origine de la robe blanche de la mariée

Aujourd’hui, la plupart des femmes occidentales se marient en blanc. Mais cette tradition est beaucoup plus récente qu’on ne le croit.
Vers 1850, les tissus coûtent cher. Très cher. Autant dire que lorsqu’on achetait un vêtement, on l’utilisait le plus longtemps possible jusqu’à ce qu’il soit complètement usé.
Pour la robe de marié, c’était pareil. Hors de question de l’utiliser une seule journée dans sa vie. Le blanc, très salissant, n’était jamais utilisé. Sauf par les femmes de l’aristocratie comme démonstration éclatante de richesse.
Dans les milieux populaires, on se marie en couleurs. Velours marron, robes sombres, dentelles dorées. La robe se transmet de mère en fille et sert toute une vie, voire plusieurs vies...
Pendant les deux guerres mondiales, le tissu manque. On commence alors à se marier en tailleur noir ou gris, sans chichis. Mais tout bascule le 20 novembre 1947.
Le mariage d’Élisabeth II est le premier à être largement médiatisé. Sa robe blanche, sa longue traîne et son voile fascinent le monde entier. Le rêve s’installe.
On présente alors la robe blanche comme une tradition millénaire dans laquelle le blanc serait un symbole de pureté et de virginité. Mais cette idée n’apparaît que dans les années 1950-60, en même temps que la démocratisation des robes blanches.


