Le syndrome de Florence

On le sait peu, mais faire du tourisme en Italie peut nuire à la santé... Et oui, même si cela peut prêter à sourire, certaines personnes sont prises de vertige ou de malaise lorsqu’elles se retrouvent face aux nombreuses œuvres magnifiques que l'on retrouve en Italie.
Cet étrange phénomène est décrit pour la première fois en 1817 par l’auteur Stendhal, lorsqu’il découvre la magnificence de la Basilique Santa Croce à Florence. Ce "syndrome de Florence" est également appelé "syndrome de Stendhal". Logique...
Il désigne l’ensemble des troubles tels que l’accélération du rythme cardiaque, les vertiges, les suffocations, voire les hallucinations, que peuvent ressentir les touristes lorsqu’ils observent une œuvre d’art.
Si c’est Stendhal qui décrit en premier ce phénomène, c’est la psychanalyste Graziella Magherini qui est la première à l’étudier sérieusement en 1980. En 20 ans, elle observe 106 cas similaires ayant été reçus aux urgences de l'hôpital Santa Maria Nuova de Florence.
Elle en retire quelques conclusions étonnantes :
👉 Le syndrome ne touche ni les Américains, ni les Asiatiques, dont la culture est trop éloignée de celle des Italiens pour entrer dans cet état de choc
👉 Le syndrome ne touche pas les Italiens qui baignent dans cette culture depuis leur enfance et sont habitués à être entourés de beau
👉 Les personnes vivant seules et ayant reçu une éducation religieuse sont plus sujettes à être victimes du syndrome de Florence que les autres
