L'interview de Jacques Prévert

Saviez-vous que Prévert était tombé d'un premier étage pour atterrir sur une autre célébrité ?

Photo Jacques Prévert, personnages historiques célèbres, lieux d'histoire, biographie, secret d histoire
Espérons qu'il a pris deux paquets de clopes sinon on ne va pas pouvoir aller au bout de l'interview - DR

Rogers(S) : Bonjour, veux-tu te présenter ? 

Jacques : Salut, je suis Jacques Prévert et je suis écrivain. Je suis né à Neuilly-sur-Seine le 4 février 1900, tout rond. 

Roger(S) : Très bien tu es donc presque Parisien.

Jacques : Oui bien sûr. Certes je suis né à Neuilly mais ce n'est pas bien loin... Et puis j’ai passé une grande partie de ma vie dans la capitale. Je me considère comme Parisien en effet. 

Roger(S) : Et alors, quels étaient tes quartiers favoris ?

Jacques : J’ai travaillé au Bon Marché donc j’ai pas mal trainé dans le 7e arrondissement. Sinon, après mon service militaire, j’ai été hébergé par un ami rue du Château, dans un hôtel familial du 14e arrondissement. Le lieu est vite devenu un repère de penseurs surréalistes. J’ai fréquenté ce groupe de 1925 à 1929. J'ai dû partir après un léger désaccord avec un des membres, André Breton.

Roger(S) : Déjà un peu rebel alors... Dis, tu ne voudrais pas éteindre ta clope stp ? On ne t'a jamais dit que fumer tue ?

Jacques : Oh si, je suis plus qu'au courant... J'ai fait une sacrée chute, probablement en fumant une cigarette à la fenêtre. D'ailleurs c'est amusant puisque j'ai rencontré Pierre Bergé, le compagnon de Yves Saint-Laurent, à cette occasion. En lui tombant dessus, littéralement...


Roger(S) : Dis donc, ça c'est une rencontre impromptue comme on les aime... Tu as croisé d'autres stars dans ta vie ?

Jacques : Alors la toute première rencontre importante aura été Marcel Duhamel qui m’a permis d’intégrer le cercle littéraire de l’époque. Après mon conflit avec André Breton je me suis écarté du groupe des surréalistes pour me tourner plus vers le théâtre puis le cinéma. C’est là que j’ai commencé à allier écriture et 7e art en écrivant des scénarios pour mon ami Jean Renoir. Travailler pour Jean aura propulsé ma carrière d’auteur. Mais vous me connaissez sans doute plus pour mes poèmes. C’est avec la casquette de poète que je me lie d’amitié avec peintres, chanteurs et comédiens comme Yves Montand, Juliette Gréco ou encore Robert Doisneau.  


Roger(S) : C'est vrai qu'on connait peu ton parcours en dehors de tes poèmes, dis-nous en plus.

Jacques : Déjà, les études ça n’a pas été pour moi j’avoue. J’ai quitté le système scolaire à l’âge de 15 ans. Mais ça ne m'a pas empêché de réaliser de grandes choses ; ma contribution aux chefs-d’œuvre du cinéma Quai des brumes et Les Enfants du paradis du grand Marcel Carné et Le Crime de monsieur Lange de Jean Renoir par exemple. Mes poèmes bien sûr, Paroles, Fatras, Grand Bal du Printemps, Lumières d’homme et tous les autres. Il paraît qu'on enseigne souvent mon poème Le Cancre à l'école, plutôt amusant, non ?

Roger(S) : C'est vrai que c'est une douce ironie, tu retournes finalement sur les bancs de l'école... Jacques : Mieux vaut tard que jamais. Enfin, je suis quand même décédé depuis le 11 avril 1977 en Normandie. Il serait temps de me laisser reposer en paix...


Roger(S) : Message reçu, nous te laissons tranquille. Merci d'avoir pris la peine de nous répondre.



La culture sur le terrain : Les adresses préférées de Prévert


Vous retrouverez par exemple le café où il s'est fait tirer le portrait par Robert Doisneau. Mais on ne va pas quand même faire un inventaire à sa façon de toutes ses adresses, ça serait trop long...


VOIR SUR LA CARTE

  • Facebook
  • Instagram