L’infarctus, une maladie féminine ?

Quand on pense crise cardiaque, ce qui n’arrive pas tous les jours, on imagine plutôt un homme de plus de 60 ans. Pourtant l’infarctus est loin d’être un problème réservé aux hommes.
En France, c’est la première cause de mortalité chez les femmes, devant le cancer du sein. Environ 200 femmes en meurent chaque jour. Plus inquiétant encore, les infarctus chez les femmes non ménopausées ont augmenté d’environ 25 % ces dernières années.
Selon un rapport de l’Académie nationale de médecine (février 2025), les femmes meurent davantage d’un infarctus que les hommes. Leur mortalité hospitalière atteint 9,6 %, contre 3,9 % chez les hommes.
Et les explications sont multiples.
Les femmes appellent plus tard les secours et elles sont prises en charge en moyenne 30 mn plus tard que les hommes.
Il existe aussi des différences biologiques. Les artères coronaires féminines présentent des particularités anatomiques qui peuvent rendre le diagnostic plus complexe. Les femmes sont par ailleurs plus sensibles à certains facteurs de risque comme le tabagisme, l’hypertension, le diabète ou le cholestérol.
Face à ce constat, l’Académie de médecine recommande de mieux former les professionnels de santé, notamment aux urgences et au SAMU, d’adapter la formation des cardiologues aux spécificités féminines et de lancer des campagnes de sensibilisation ciblées.
